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« Coronavirus Covid-19 : les jeux vidéos 6 heures par jour pendant le confinement, faut-il s’inquiéter ? »

En pleine épidémie de Covid-19, on ne sait pas ce qu’il va se passer demain. Le psychologue met en avant nos difficultés à se projeter dans le futur. « Quelque part, le confinement nous ôte nos libertés de mouvement et on a perdu la maîtrise de la situation. » Les jeux vidéos permettraient ainsi pour beaucoup d’entre nous de reprendre un peu le dessus, se sentir davantage maîtres de la situation. 

Lire l’article intégral sur France 3. Retrouver le reportage ici.

Bien vivre le confinement

Nous vivons des temps exceptionnels avec l’épidémie mondiale du COVID-19. Nous sommes en situation de quarantaine, de confinement.

Le principe du confinement vient s’appliquer d’abord par solidarité citoyenne pour le personnel de santé qui est au front, dans les institutions médicales, les hôpitaux, dehors tout simplement, pour prendre en charge et aider les personnes malades et en demande d’aide médicale. Ils prennent le risque de s’exposer au virus.

Le confinement est une situation exceptionnelle, en ce sens où nous séparons des personnes potentiellement touchées par le COVID-19 au sein d’un même foyer, et où nous devons rester chez nous ou dans notre famille, dans un lieu sûr dans lequel nous allons passer un temps important. Toute cette perturbation de notre quotidien affecte nos projets personnels et professionnels. Cette période là peut être bénéfique (retrouver une paix, se concentrer sur l’essentiel, récupérer du sommeil…), mais elle peut aussi être très compliquée : rester seul-e sans lien social en réel, être cloîtré dans un environnement de vie difficile ou menaçant, manquer d’espace vital et d’intimité pour les familles, ce sont de réelles difficultés qui peuvent être fragilisantes, menaçantes. Il ne faut certainement pas minimiser l’impact du confinement sur notre bien-être psychologique.

Le confinement, c’est une source d’angoisse nourrie d’inquiétudes, d’incertitudes, d’incapacité, d’impuissance, et d’inconstance. Cette angoisse est compréhensible, elle nous remplit d’appréhension pour le présent et l’avenir. Nous avons perdu, par solidarité pour le personnel médical, une grande partie d’une liberté fondamentale et individuelle qui nous permet de vivre pleinement la vie en société. Peut-être pouvons-nous avoir le sentiment de manquer d’information sur l’évolution de l’épidémie, ou de visibilité sur l’avenir qui peut devenir angoissant. Ne pas savoir ce qui nous attend dans un futur proche ou lointain, c’est devoir se confronter à notre rapport à l’inconnu, et cet inconnu n’est pas toujours vécu comme paisible, il peut être inquiétant, dérangeant.

L’isolement est physiquement et émotionnellement coûteux. Sortir de chez soi, faire ses courses, travailler, se promener, se divertir, manger dehors, voyager… toutes ces activités sont devenues soit entravées ou limitées, soit impossibles, alors qu’elles apportent tant pour notre enrichissement personnel.  C’est aussi mettre à l’épreuve nos capacités d’adaptation au changement, qui peut être fragilisant parfois, car la stabilité et la constance sont avant tout des facteurs rassurants.

Ceci étant dit, ces inquiétudes sont normales ! Un tel bouleversement de notre train de vie a forcément des effets drastiques et signifiants sur notre vie affective. Nous nous retrouvons soudainement à devoir traiter un tas d’affects et d’émotions. Et nous sommes tous dans la même situation, nous ne sommes pas seuls. Profitons de ce confinement pour garder un train de vie sain, de prendre le temps de faire les choses, de jouer et de profiter de ce temps libre qui peut souvent manquer. L’ennui s’installe petit à petit alors que nous sommes poussés à rester isolés du reste du monde… ou presque ! Avec les outils numériques, la solitude se fait moins sentir : notre esprit peut être bien sollicité et occupé par les mondes virtuels qui, eux, ne s’arrêtent pas pour autant ; au contraire, ils vont prendre de la vitesse et de l’ampleur dans nos vies quotidiennes. C’est l’occasion de découvrir de nouvelles choses également, de se donner le temps d’émanciper notre intelligence et notre esprit. C’est aussi le moment de mettre de côté nos attentes parfois exigeantes envers nos proches, montrons plutôt notre reconnaissance et notre bienveillance envers l’autre.

C’est le moment de renouer et renforcer les liens, de s’écouter et de prendre soin de soi et de nos proches. Pour ça, restons en contact, de près et de loin avec vos proches, partageons et échangeons nos ressentis sur cette situation de confinement. Évitons de nourrir nos angoisses (mais parlons-en !) par les informations douteuses, méfions-nous des fake news, des appels à la panique et des infos déprimantes qui ne peuvent aider. Et gardons-nous le droit de nous sentir débordés ou en difficulté face à cette situation unique : n’ayons pas honte de demander de l’aide à un proche ou à un professionnel quand cela devient nécessaire. Être en difficulté n’a pas à être honteux, et demander de l’aide dans ces moments de fragilité signe une preuve de courage et de force de notre part.

Le confinement nous donne cette opportunité de nous reconnecter avec nous-mêmes, de retrouver goût aux choses essentielles, et de repenser notre vie. C’est un peu cliché, mais pour cette fois-ci, c’est vrai !

« Sur Twitch, faut-il s’inquiéter de voir des streamers perdre leur calme? »

« Dans le cas d’un joueur qui s’énerve, ce qui ressort de ce comportement est la colère évidemment, mais aussi de la frustration en réaction à l’objectif personnel qu’il s’était fixé. Quand on n’obtient pas ce qu’on souhaite, on est confronté à sa propre impuissance face à la situation, et cela nous fait réagir de manière unique selon les personnes. Dans l’exemple du clip de Sardoche qui s’énerve hors caméra, on peut supposer que c’est de la frustration contre lui, une dépréciation de soi liée à sa performance dans sa partie de League of Legends qui l’anime »

Lire l’article intégral sur Gens d’Internet.

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Régler ses problèmes en jouant (aux jeux vidéo)

« Il joue trop, il ne se concentre pas, il est scotché devant les écrans, il n’est pas avec nous, il ne fait pas ses devoirs… »

Ce qui se passe derrière cette citation fictive mais avec laquelle beaucoup pourraient s’identifier, c’est la scène suivante : l’enfant-adolescent devient insaisissable, quoi qu’on propose, il se dirige vers le jeu vidéo, il ne veut plus écouter l’autorité parentale, il donne l’impression qu’il tourne le dos à sa famille. On n’arrive plus à dialoguer avec lui, les temps de négociation et de discussion sont de plus en plus courts, et tout ceci généralement sans explication. On peut se sentir impuissants et épuisés de ses ressources, on commence à douter de soi-même, pourtant on a l’impression qu’on a vraiment tout bien fait et qu’il n’y a aucune raison valable quant à pourquoi son enfant s’est retrouvé obnubilé et hypnotisé par les écrans. En fait, le méchant de l’histoire, ce sont les écrans… non ?

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« Jeux vidéo : l’avatar, mon alter ego »

[…] si les jeux narratifs fonctionnent aussi bien aujourd’hui, c’est parce que le joueur semble avoir un plus grand pouvoir sur l’intrigue. Il prend le contrôle tant sur l’apparence de son avatar que sur son rapport aux autres joueurs.

« Le personnage, ce n’est pas tout à fait moi, estime le psychologue Milan Hung. C’est une partie de moi que j’ai choisi de montrer. Alors, forcément, quand on est un jeune joueur complexé, tous les obstacles sont levés. »

Lire l’article intégral sur Libération.fr