Conseils pour les familles

Voici quelques conseils simples et concis pour vous accompagner dans la parentalité de la vie numérique. Ce sont des suggestions et des pistes de réflexion positives et d’encouragement. C’est une liste non-exhaustive, mais c’est un bon point de départ pour appréhender l’éducation numérique dans la sphère familiale. Et il est essentiel de rappeler qu’il n’y a pas de règles absolues, car toute famille est unique et différente.

Apprendre

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  1. Autorisons-nous à être naïf et curieux. En aucun cas nous échouons dans notre rôle de parent lorsque nous ne savons pas. Au contraire, faire l’effort d’apprendre est preuve suffisante d’une parentalité rassurée et rassurante.
  2. S’intéresser aux écrans de votre enfant. Identifier avec intérêt et curiosité ce que fait votre enfant et ce qui l’intéresse sur son écran de prédilection. Dire qu’il est sur son écran nous apprend peu sur lui, mais dire qu’il scrolle le profil instagram de son streameur favori, ou qu’il regarde le stream d’un joueur de Fortnite nous dit tout autre chose.
  3. S’accorder le droit de ne pas savoir. Votre enfant n’attend pas que vous intégriez l’univers du numérique au même rythme que lui, il souhaite que vous reconnaissiez ce que cet univers numérique représente pour lui.
  4. L’écran, hypnotiseur maléfique ? Il n’a pas cette capacité à happer et obnubiler votre enfant, c’est lui qui va à la rencontre de l’objet numérique, car celui-ci lui apporte quelque chose : reconnaissance, identification, récompense, protection, connexions…
  5. L’investissement privilégié pour l’écran au détriment d’autre chose. Interrogeons ce que votre enfant évite ou fuit qui le pousse à se réfugier derrière son objet numérique préféré.

 Comprendre

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  1. Les fonctions de l’écran. Identifier l’utilisation du numérique de votre enfant pour mieux les comprendre. Ce travail va de même avec les parents, remettons en question notre pratique du numérique pour également mieux nous comprendre. Cela est nécessaire, car qui dit parentalité dit transmission, donc notre pratique influence toujours celle de l’enfant.
  2. Être sur un écran, une perte de temps ? Nous trouvons notre compte quand nous utilisons un objet numérique, que ce soit s’informer, s’éduquer, socialiser, se faire plaisir, apprendre, interagir et comprendre. Il est toujours à notre service, et au service d’un besoin ou d’un manque (affectif, psychique, intellectuel, social…), donc les écrans ont toujours un intérêt quelque part !
  3. Reconnaître la vie numérique de votre enfant. L’indifférence ou le rejet de la vie numérique de votre enfant revient à être indifférent ou rejeter une partie de la vie de votre enfant. C’est comme ne jamais aller aux matchs de foot, aux spectacles de danse et de théâtre ou au cinéma avec lui.
  4. La diabolisation des écrans. Accuser l’objet numérique et le rendre coupable des maux de votre enfant (ou de la famille) le renvoie à la culpabilité de faire quelque chose de mal. Que fait-il de mal ? Pourquoi ferait-il quelque chose de mal ?
  5. Le dialogue inversé dans le contexte familial. Laisser votre enfant mener le dialogue sur le terrain de la vie numérique, c’est en l’écoutant et en apprenant plus sur son univers que vous pouvez l’accompagner et le soutenir.

Se préparer

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  1. Instaurer un cadre. Évitons d’interdire et de bannir, privilégions la co-construction de règles en faisant participer votre enfant pour favoriser l’autonomie et la responsabilisation.
  2. Le temps d’écran. La fréquence d’utilisation ne peut être un facteur pertinent sans tenir compte de l’intensité et des conséquences liées à cette utilisation. Une fréquence importante d’utilisation de l’objet numérique indique simplement qu’il y a nécessité de s’y intéresser.
  3. L’abstinence numérique. Se retenir d’utiliser les écrans ne peut être une solution permanente, dans un monde où votre enfant grandit et s’adapte avec les outils numériques. Et l’abstinence ne le prépare pas à comprendre le monde de demain, au contraire il devient prisonnier d’une réalité inadaptée à lui.
  4. Travailler avec l’écran plutôt que de lui résister. S’opposer au numérique déjà présent dans la vie de famille risque de creuser davantage l’écart entre vous et votre enfant. Encourager le dialogue, l’échange et la négociation qui serviront votre enfant à reconnaître votre effort de compréhension et d’acceptation.
  5. Remettre en question notre pratique des écrans en tant que parent. Comment le cadre parental peut-il être au service de son enfant si les parents eux-mêmes n’appliquent pas le cadre ? Cet exercice d’introspection n’a pas pour vocation à faire culpabiliser, mais à enrichir votre réflexion et à vous rassurer, car cela révèle d’autres possibilités.

Se surpasser

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  1. L’enfant cherche des modèles sur lesquels s’appuyer pour continuer de grandir et d’évoluer. Vous pouvez contribuer à sa quête en lui transmettant d’autres éléments de la culture geek ou de la vie numérique, tant que ce soit avec affection, bienveillance et patience.
  2. L’adolescent traverse de réelles transformations à la fois corporelles et émotionnelles, qui signent notamment le sentiment de perte de contrôle sur soi. L’objet numérique devient un candidat idéal pour reconquérir cette perte de maîtrise de soi, car il est aussi malléable que la pâte à modeler, le Lego et le papier blanc !
  3. Les parents sont souvent laissés à leur sort, car ne sont-ils pas après tout responsables de leur enfant ? Les parents accumulent la charge de la culpabilité lorsqu’ils ont le sentiment de faillir à protéger leur enfant. Cela accentue l’importance de demander des conseils, de l’accompagnement et de l’aide aux autres parents, amis ou professionnels.

Liens externes

Open Asso | Observatoire de la Parentalité & de l’Education Numérique – « Informons les parents pour mieux protéger les enfants »

PédaGoJeux – « Le jeu vidéo expliqué aux parents »

« while True: learn() est un jeu de logique/simulation qui va remuer vos méninges à grands coups d’apprentissage automatique, de réseaux de neurones artificiels, de mégadonnées, et d’IA. Mais surtout, c’est un jeu où vous devez comprendre votre chat. »