« Sur Twitch, faut-il s’inquiéter de voir des streamers perdre leur calme? »

« Dans le cas d’un joueur qui s’énerve, ce qui ressort de ce comportement est la colère évidemment, mais aussi de la frustration en réaction à l’objectif personnel qu’il s’était fixé. Quand on n’obtient pas ce qu’on souhaite, on est confronté à sa propre impuissance face à la situation, et cela nous fait réagir de manière unique selon les personnes. Dans l’exemple du clip de Sardoche qui s’énerve hors caméra, on peut supposer que c’est de la frustration contre lui, une dépréciation de soi liée à sa performance dans sa partie de League of Legends qui l’anime »

Lire l’article intégral sur Gens d’Internet.

Régler ses problèmes en jouant (aux jeux vidéo)

« Il joue trop, il ne se concentre pas, il est scotché devant les écrans, il n’est pas avec nous, il ne fait pas ses devoirs… »

Ce qui se passe derrière cette citation fictive mais avec laquelle beaucoup pourraient s’identifier, c’est la scène suivante : l’enfant-adolescent devient insaisissable, quoi qu’on propose, il se dirige vers le jeu vidéo, il ne veut plus écouter l’autorité parentale, il donne l’impression qu’il tourne le dos à sa famille. On n’arrive plus à dialoguer avec lui, les temps de négociation et de discussion sont de plus en plus courts, et tout ceci généralement sans explication. On peut se sentir impuissants et épuisés de ses ressources, on commence à douter de soi-même, pourtant on a l’impression qu’on a vraiment tout bien fait et qu’il n’y a aucune raison valable quant à pourquoi son enfant s’est retrouvé obnubilé et hypnotisé par les écrans. En fait, le méchant de l’histoire, ce sont les écrans… non ?

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« Jeux vidéo : l’avatar, mon alter ego »

[…] si les jeux narratifs fonctionnent aussi bien aujourd’hui, c’est parce que le joueur semble avoir un plus grand pouvoir sur l’intrigue. Il prend le contrôle tant sur l’apparence de son avatar que sur son rapport aux autres joueurs.

« Le personnage, ce n’est pas tout à fait moi, estime le psychologue Milan Hung. C’est une partie de moi que j’ai choisi de montrer. Alors, forcément, quand on est un jeune joueur complexé, tous les obstacles sont levés. »

Lire l’article intégral sur Libération.fr

« De plus en plus de parents y jouent : oui, le jeu vidéo peut avoir un impact positif sur la famille »

« […] Ce qui déroute aussi beaucoup, c’est que l’ado actuel a accès à tout un océan d’images, pouvant ainsi créer son propre programme en toute indépendance. Et le fait qu’un ado, chez qui la liberté et la prise d’autonomie sont sacro-saintes, puisse à travers les jeux vidéo créer son propre espace, trouver ses propres bases, ses propres réseaux, ses propres vidéos, échappe totalement à la tutelle parentale.« 

Lire l’article intégral sur LCI.fr

S’ennuyer avec les écrans numériques

Ah les écrans, ces objets omniprésents ! À croire qu’ils deviennent bien plus importants que les êtres humains. Que ce soit dans le bus, le métro, au restaurant, au bar, en salle d’attente, en concert, à la maison, en marchant, en voyage, devant notre repas, devant la télévision, à l’intérieur ou à l’extérieur… Nous avons notre écran sur nous, nous le regardons, nous faisons défiler les contenus infinis du monde virtuel. Dans l’attente, cet objet reste constamment à notre portée de main, jusqu’à ce que quelque chose se produise. Pour d’autres, cet objet à priori omniprésent accompagne leur vie quotidienne : il sert d’appareil photo, de lecteur de musique, d’outil de communication, de console de jeux ; il nous connecte au reste du monde.

Ne devient-il pas tentant quand même de se dire qu’après tout, ces écrans seraient le fléau d’une société ? Qu’ils nous empêchent d’avoir une relation saine avec la vraie réalité, celle que nous voyons de nos propres yeux, celle que nous respirons et que nous sentons. Que ce qui se passe sur les écrans n’est pas réel, qu’à force de les utiliser, nous allons finir par confondre les réalités, et que nous ferions mieux de nous détacher de cet objet omniprésent qui en devient psychotisant !

Bien évidemment, la relation à l’objet ne peut se résumer à un lien de causalité, et nous ne pouvons nous tenir à réduire ce phénomène à un rapport de dépendance ou de mauvais objet, car lorsque nous parlons d’objet, nous parlons aussi de sujet, et qui dit sujet dit subjectivité, c’est-à-dire, ce qui appartient à la vie de la personne et tout ce qui fait d’elle un être complexe. Ici,  il n’est pas question de juger si l’objet numérique est bon ou mauvais, l’enjeu est d’interroger la manière dont notre rapport à l’objet numérique vient signer un changement dans notre rapport avec l’ennui.

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